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L’isolation de façade, un must pour l’environnement

Il faut un mouvement de rattrapage dans l'isolation pour la neutralité en énergie
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En Belgique, plus de 30 % des combustibles fossiles sont utilisés pour chauffer bâtiments et habitations. Pour Gino Gailliaert, CEO de Sto, habiter de manière écologique commence par une isolation optimale: “Ensemble, nous pouvons économiser au total 18 % des émissions de CO2 rien qu’en isolant mieux nos bâtiments, car une bonne isolation permet de réduire la consommation d’énergie destinée au chauffage.”
En Belgique, plus de 60 % des habitations existantes sont mal isolées ou ne le sont pas tout court, il est donc pressant de se pencher sur le patrimoine immobilier existant. “Si nous voulons obtenir des bâtiments présentant une consommation d’énergie nulle d’ici 2050, nous devons isoler 150.000 bâtiments existants sur base annuelle, soit 3 % des habitations existantes. Pour l’instant, nous sommes toujours en dessous du 1 % de bâtiments isolés par an, ce qui est beaucoup trop peu”, déclare Gailliaert.
Constructeurs et rénovateurs ne sont pas les seuls à endosser une part de responsabilité. Les autorités doivent aussi prendre des mesures et développer une vision à long terme. “Les obstacles à l’isolation doivent être levés. Isoler est un investissement dont le coût doit être réduit le plus possible. Des initiatives telles que la réduction de la TVA, des subventions ou des prêts verts doivent permettre aux citoyens de prendre de telles mesures à moindre coût”, explique Gino Gailliaert. En outre, les règles relatives aux alignements doivent également être assouplies. De plus, économie et écologie ne vont pas forcément de pair, mais dans le secteur de la construction, elles s’allient parfaitement. La rénovation d’habitations crée également des emplois supplémentaires.