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22/01/2019 - LAURENCE BLONDEEL

SÉCURITÉ EN UTILISANT UN ÉLÉVATEUR DE VITRAGE

glaslift
Lors de la pose en extérieur, une mini-pelle avec un palonnier à ventouses est une alternative adéquate

Il y a beaucoup de prescriptions en matière de sécurité. La règle numéro un est qu'il ne faut jamais se tenir sous la charge. En outre, cette charge ne peut pas être plus lourde que la capacité prescrite (un limitateur de charge ou un load sensor est intégré). Il s'agit d'un interrupteur de fin de course qui arrête tous les mouvements lorsque la charge est trop lourde. Les boyaux qui vont vers les palonniers à ventouses sont ensuite examinés pour voir s'ils présentent des déchirures, des étranglements et des obstructions afin que les ventouses fonctionnent de manière optimale. Les appareils sur batterie sont dotés d'un signal sonore qui indique au chauffeur que la batterie est à un faible niveau et qu'il ferait mieux d'arrêter ou de chercher un environnement sûr. Avec certains élévateurs, il y a encore un deuxième signal sonore, plus fort, qui indique la défail­lance de l'appareil. L'opérateur doit alors évacuer l'environnement. En général, le guidon est équipé d'un bouton d'arrêt d'urgence rouge. Enfin, certains modèles intègrent une sécurité qui veille à ce que l'appareil se déplace automatiquement dans le sens inverse lorsqu'il heurte quelque chose en reculant.

Autres préscriptions

La législation stipule qu'il faut respecter les directives du constructeur. Autrement dit, il n'y a pas d'obligations relatives aux vêtements à porter lorsqu'on utilise un élévateur de vitrage. Mais il est recommandé de porter des chaussures de sécurité, un casque, des lunettes et des gants de travail. A côté de ça, il y a d'autres prescriptions qui n'ont guère de rapport avec l'utilisation proprement dite des appareils. Certains modèles s'utilisent uniquement à des températures entre 0 et 40° C. Le verre doit être propre, dépoussiéré et sec pour être fixé aux ventouses sinon il risque de se détacher. La hauteur à laquelle un appareil est utilisé joue également un rôle. C'est peut-être moins important en Belgique mais on travaille avec un système de vide et, à une certaine altitude, on a moins de garanties que les ventouses feront correctement le vide si l’atmosphère n'est plus la même.

DOUBLE SECURITE ANTI-CHUTE

La norme la plus importante au niveau de la manipulation des vitres est qu'il faut une double sécurité anti-chute. Les palonniers à ventouses d'un élévateur de vitrage sont dotés d'un double circuit. Le système fonctionne avec deux pompes distinctes qui soulèvent avec une puissance optimale et évitent la perte de pression. Elles sont croisées afin de pouvoir se compenser mutuellement si l'une des deux lâche. Lorsqu'un système ne possède qu'un seul circuit, il faut prévoir une deuxième sécurité anti-chute. Pour cela, on peut par exemple utiliser un ruban supplémentaire, une corde ou une deuxième grue, … qui rendront souvent le verre moins facile à manipuler. Par ailleurs, les robots doivent être conformes aux directives européennes telles que la norme machines EN 280 et être approuvés CE. Les appareils sont mis en service par un organisme externe, comme le BTV ou l'OCB, et ils sont contrôlés, testés et approuvés régulièrement. Enfin, la législation impose une formation pour pouvoir manier l'appareil.