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28/06/2018 - SARIE ROOMS

MATIERE A REFLEXION: LUTTE CONTRE LA POUSSIERE LORS DE DEMOLITIONS

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L’aérodynamique est cruciale. La goutte d’eau doit avoir une taille semblable à celle de la particule de poussière

QUELLES SONT LES OPTIONS APRES LES MESURES PLUS STRICTES DU 1ER JANVIER 2017?

Ces dernières décennies, de nombreuses mesures ont été prises en Flandre pour réduire l’émission de fine poussière, améliorant clairement la qualité de l’air. Des mesures démontrent pourtant que la poussière dégagée lors de travaux de démolition entraîne une hausse significative de la fine poussière mesurée localement. En vertu des nouvelles conditions de la législation environnementale flamande (Vlarem) en vigueur depuis le 1er janvier 2017, les entrepreneurs sont obligés de limiter les émissions de poussière autant que possible lors de travaux de construction, de démolition et d’infrastructure. Les possibilités sont bien sûr nombreuses.

LA RÉGLEMENTATION

Quatre mesures peuvent être prises pour éviter les émissions de poussière résultant de travaux de perçage, sablage, polissage, meulage, forage, fraisage, sciage et démolition.
Au moins une de ces mesures spécifiques doit être prise:

  • Protection avec des toiles ou des bâches
    Des toiles ou des bâches peuvent être fixées aux barrières de construction autour du terrain ou à l’échafaudage. Les toiles sont à mailles ultrafines, mais généralement en partie perméables à la poussière. En cas de vent violent, des dégâts peuvent être causés, p.ex. par des échafaudages se renversant, etc.
  • Aspiration directe de la poussière sur les marteaux piqueurs, polisseuses, meules, foreuses, fraiseuses et ponceuses
    C’est la technique la plus souvent appliquée pour réduire les émissions de poussière. Un aspirateur avec filtre est monté sur l’appareil.
  • Brumisation du lieu où les travaux sont exécutés
    Il s’agit d’une alternative à l’aspiration de poussière. Via un tuyau d’eau à tête de brumisation, la poussière produite est captée directement par les gouttes d’eau et tombe sur le sol.
  • Humidification au niveau de l’équipement Au moyen d’un canon à brouillard, un rideau de brouillard est produit, qui se mélange aux particules de poussière.
    La poussière est ainsi ‘lavée’ de l’air.

Cette technique spécifique est appliquée le plus souvent lors de travaux de construction à grande échelle. Il doit, en outre, y avoir une brumisation ou une humidification en cas de travaux de démolition dans des conditions climatiques sèches ou venteuses, où une propagation de poussière visuelle peut être observée. Les mesures ne sont pas d’application pour les travaux de moins d’une journée.

MIEUX VAUT PREVENIR QUE GUERIR

La manière la plus facile de procéder consiste à éviter que de la poussière soit produite. Cela est hélas quasiment impossible. Le processus est ici adapté et moins de poussière peut donc être générée. Cette méthode peut être réalisée en utilisant des additifs antipoussière novateurs, en limitant la chute ou en limitant la manipulation sur les biens.

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Les canons d’arrosage sont multifonctionnels et sont, de ce fait, les plus utilisés

CAPTATION DE POUSSIERE

Des systèmes d’arrosage permettent de lutter contre la poussière. Les têtes d’arrosage pour abattre la poussière sont placées sur les machines ou près de celles-ci. Une couronne d’arrosage peut p.ex. être montée sur une tête de robinet. Elle projette en continu pendant le travail une fine brume d’eau sous haute pression sur le matériau. L’avantage de ce système, c’est que, lors de l’utilisation de pinces de démolition, on peut brumiser à l’endroit où la poussière apparaît.

Souvent, cela est également combiné avec un système de brumisation plus léger au sol, qui abat aussi la poussière résultant de la chute de fragments. La quantité d’eau est également limitée.

Les déchets ne sont, de ce fait, pas influencés. Par conséquent, les coûts de traitement restent inchangés. Il existe pour cela des systèmes comparables, mais tout de même différents. En ajoutant l’additif contre la poussière à l’eau à brumiser, la poussière est combattue à la source et la consommation d’eau est encore réduite.

Brumisation

Une première méthode pour réduire la poussière consiste à utiliser le bon agent liant de poussière en combinaison ou non avec de l’eau. Ce mélange peut être pulvérisé au moyen de canons de brumisation. En raison de la brume d’eau fine à microfine, les systèmes de brumisation conviennent moins pour les travaux extérieurs. Le volume de goutte est ici de 0,002-17,8%. La dispersion est donc plus rapide en cas de vent.

Le système offre de nombreux avantages en termes de consommation d’eau, car il est très économe en eau. Il peut être intégré au moyen d’air comprimé ou avec un rotateur. Les brumisateurs se trouvent sur la tête de robinet. L’unité de pompage technique est indépendante du robinet. Les brumisateurs mêmes sont fixés avec un système à changement rapide. Ils peuvent ainsi être déplacés très rapidement sur un autre robinet.

Canon d’arrosage

On travaille généralement le plus souvent avec des canons d’arrosage, étant donné qu’ils sont les plus multifonctionnels.

L’avantage d’un tel canon est la mobilité. L’angle, la distance et l’oscillation peuvent être réglés tout comme les têtes d’arrosage. Cela signifie que la consommation d’eau peut aussi être adaptée aux besoins. Les canons d’arrosage utilisent des gouttes plus épaisses et conviennent donc mieux pour les travaux à l’extérieur.

Si ce système spécifique était utilisé pour un environnement de travail intérieur, la grande quantité d’eau pourrait causer de nombreux dégâts. Cela peut toutefois être évité en pulvérisant l’eau bien plus finement, avec une version High Pressure.

Aérodynamique

Un point très important pour ces systèmes est l’aérodynamique du cône du canon. Cela détermine très fortement l’efficacité du ventilateur. Plus l’aérodynamique du cône est bonne, plus la portée de l’appareil est grande, avec une puissance plus limitée. Si la goutte est trop grosse par rapport à la particule de poussière, l’effet aérodynamique fait en sorte que la particule de poussière soit guidée autour de la goutte d’eau. Il n’y a ainsi pas de collision. La poussière dans l’air est donc soit aspirée, soit limitée avec une brume microfine. Sous l’effet des particules de brume microfines, la poussière devient plus lourde, se déplace moins librement et tombe. La montée ou la dispersion de nouvelle poussière est, de ce fait, aussi limitée par la fine brume présente. On obtient ainsi un meilleur climat de travail. Pour renforcer le processus, un additif peut être ajouté. La tension superficielle de la goutte d’eau est ainsi réduite et elle éclate plus facilement.

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Les machines de brumisation ou d’arrosage peuvent aussi fonctionner à l’eau de pluie ou recyclée

Défauts

La plupart des fabricants travaillent déjà avec des systèmes d’arrosage, mais ce système spécifique présente de nombreux défauts dont il faut tenir compte. Il s’agit ici du système classique avec un tuyau d’incendie. Le bâtiment est arrosé avec de l’eau pour éviter la poussière. Si ce système n’est pas efficace, c’est parce qu’on ne mouille que la couche extérieure. Dès qu’on passe la couche superficielle mouillée, du matériau sec ou de la poussière peut à nouveau être dégagé.

Une fois la poussière créée, on ne peut plus la faire redescendre avec un simple tuyau d’incendie, car les gouttes d’eau sont trop grosses. Autre inconvénient: énormément d’eau doit être utilisée, le produit est mouillé et par conséquent, les coûts de traitement augmentent aussi de façon exponentielle. Un système de brumi­sation est également sensible au vent, car la fine brume est plus instable quand la portée augmente et n’atteint plus l’environnement de travail direct à partir d’une force de vent 1. Etant donné qu’on ne peut pas éviter le vent pendant les travaux, il est très important de placer la brume le plus près possible de l’environnement de travail. Le bon réglage des installations en cas de conditions de travail variables est d’application aussi: dans le cas de machines mécaniques, les coûts de personnel sont élevés; pour les machines électro­mécaniques à commande à distance ou automatique, les coûts d’achat et d’entretien sont énormes.

Ecologique?

Dans la plupart des entreprises, l’aspect environnemental autour de la lutte contre la poussière est bien intégré dans les systèmes. Sur le plan de la consommation d’eau comme de la consommation d’énergie. La plupart des brumisateurs sont conçus spécialement de manière à ce que plus de gouttes d’eau soient créées avec une quantité d’eau limitée. On travaille tout d’abord à une pression élevée, ce qui donne lieu à une plus grande réduction d’eau. Plus de gouttes d’eau sont ainsi formées à partir d’un litre d’eau. Si la pression est toutefois trop élevée, on perd en efficacité. Il faut donc trouver un bon compromis, ce qui est généralement automatique avec l’expérience pratique. Les machines peuvent aussi fonctionner à l’eau de pluie ou recyclée, étant donné que des filtres sont prévus de série sur le système.

NUISANCES OLFACTIVES

Des nuisances olfactives peuvent survenir lors de déblais, d’assainissements et de démolitions de bâtiments ayant une odeur comme l’épuration d’eau. En général, la poussière ne cause pas de nuisances olfactives. Certains types d’appareils peuvent toutefois aussi être utilisés en cas de telles nuisances. Au lieu des particules de poussière, l’eau absorbe les particules olfactives. Ici, l’aspect ‘neutralisation’ est très important, avec la neutralisation des particules olfactives. Afin de garantir l’efficacité, un additif est ajouté. Il s’agit dans la plupart des cas d’un produit biologique, sans effets polluants.

EXPERT EN REDUCTION DE POUSSIERE

Il est important de vérifier les connaissances et l’expertise des firmes avant d’acheter un appareil visant la réduction de poussière. Demandez donc d’abord la quantité d’eau consommée pour réduire la poussière. Si l’eau provient d’une serre, vous pouvez partir du principe qu’il faudra de nombreuses têtes d’arrosage consommant beaucoup d’eau. Cette solution humidifiera les sols, avec le risque de surfaces glissantes. Elle donnera également lieu à un produit très humide, ne pouvant plus être négocié.

AVANTAGES POUR LES ENTREPRISES

La prise de mesures visant à réduire la poussière peut comporter de nombreux avantages pour les entrepreneurs et les entreprises. Il y aura tout d’abord moins de plaintes des riverains, ce qui favorise une bonne relation avec le quartier et les autorités locales. Cela permet aussi d’éviter des amendes. Le non-respect des conditions environnementales en vigueur peut, en effet, se solder par un procès-verbal. La lutte contre la poussière permet, en outre, de réaliser des économies, vu que l’outillage ne peut plus être obstrué ou abîmé par la poussière. Les filtres dans les machines doivent aussi moins être nettoyés.

Santé

La poussière peut causer de nombreuses affections, ce qui est parfois encore trop sous-estimé. Les particules de poussière peuvent pénétrer profondément dans les poumons et ainsi endommager librement et irrémédiablement les voies respiratoires et le tissu pulmonaire. Pendant les travaux, la poussière de quartz générée, présente dans la plupart des bâtiments, peut pénétrer dans les poumons et provoquer la silicose. A long terme, cela peut dégénérer en cancer du poumon. C’est pourquoi il faut éviter autant que possible l’expo­sition à la poussière.