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Étude Belfius : les Belges repoussent leurs projets de rénovation

Les coûts, la complexité et l'incertitude freinent les investissements dans le logement

La rénovation n'est pas une priorité absolue

Bruxelles, le 11 juin 2026 — Une nouvelle étude réalisée par Profacts pour le compte de Belfius met en évidence un paradoxe frappant en matière de rénovation. Bien que plus de la moitié des propriétaires belges s’inquiètent de la consommation d’énergie et que 8 sur 10 considèrent l’immobilier comme un investissement crucial pour l’avenir, la rénovation est rarement une priorité. Dans leurs projets d'avenir, les voyages, l'achat de nouveaux meubles et d'une voiture occupent les premières places ; la rénovation n'arrive qu'en quatrième position.

La Belgique compte de nombreux logements anciens : 73 % ont plus de vingt ans et ne sont donc souvent pas adaptés aux normes énergétiques actuelles. En outre, environ 6 propriétaires sur 10 craignent qu'un label EPC défavorable ne fasse baisser la valeur de leur logement. Pourtant, seul 1 propriétaire sur 10 est actuellement en train de rénover et environ 1 sur 5 prévoit des travaux de rénovation ultérieurement.

L'énergie et le confort comme motivations

Ceux qui rénovent le font principalement pour économiser de l'énergie (78 %), améliorer le confort de vie (57 %) et moderniser leur logement (41 %). Les interventions les plus courantes concernent la toiture et l'isolation, les nouvelles fenêtres et portes, et, pour le confort, surtout la rénovation de la salle de bains et de la cuisine, complétée par des travaux de peinture ou de pose de papier peint. Le label PEB devient un véritable indicateur de valeur : plus de 8 propriétaires sur 10 constatent un impact sur la valeur de vente actuelle et future.

Les connaissances et le cycle de vie déterminent les choix

Les connaissances en matière de réglementation et de performance énergétique restent limitées : plus de la moitié ne connaît pas son propre score EPC. Les jeunes propriétaires sont mieux informés des obligations que les générations plus âgées. Le cycle de vie joue un rôle : chez les 25-34 ans, la rénovation est moins prioritaire en raison des priorités liées à la fondation d'une famille et à l'installation dans un logement. Après l'achat d'un premier logement, l'activité de rénovation augmente rapidement, l'accent étant mis sur les économies d'énergie. À partir de 35 ans, l'attention s'étend au confort et à l'esthétique ; chez les plus de 55 ans, l'intérêt pour l'isolation, les fenêtres et les systèmes de chauffage atteint son apogée.

L'argent et la planification, principaux obstacles

Trois Belges sur quatre considèrent la rénovation comme une source de stress. Les préoccupations portent principalement sur les coûts imprévus, les vices cachés, les longs délais d'attente et la recherche de professionnels fiables. Le budget moyen se situe entre 25 000 et 50 000 euros. L'épargne reste la principale source de financement (73 %), tandis qu'environ 40 % ont recours à un crédit hypothécaire ou à un prêt rénovation.

L'estimation du budget est souvent trop optimiste : 82 % pensent bien connaître leur budget, mais 53 % finissent par le dépasser, généralement de 10 à 20 %. Un sur cinq constate même plus de 20 % de coûts supplémentaires. Les jeunes propriétaires sont les plus exposés : 3 sur 4 dépassent leur budget. Une planification réaliste, une bonne coordination et un cadre financier solide sont donc essentiels.

Belfius propose un accompagnement via ses partenaires

Selon l'étude, la clé pour augmenter le nombre de rénovations ne réside pas dans la motivation, mais dans l'accompagnement et la confiance. Belfius annonce une approche globale : via son partenaire Scone, les clients bénéficient d’un outil de budgétisation et de rénovation énergétique pour des estimations de coûts claires ; via ImmoPass, d’un accompagnement à l’achat et d’audits énergétiques réalisés par des architectes indépendants ; et via Jaimy, d’un accès à un réseau de professionnels agréés pour les devis et la réalisation des travaux. En outre, l’option « Travaux » de l’assurance habitation permet d’assurer les travaux de construction, d’aménagement ou de rénovation lorsqu’ils sont réalisés par un entrepreneur agréé.

Conclusion

Le marché belge de la rénovation est à un tournant. La volonté d’investir est forte, surtout dans l’énergie et le confort, mais les projets échouent trop souvent en raison de leur complexité, du stress et du manque de connaissances. Des informations claires, un accompagnement fiable et un plan financier réaliste peuvent combler le fossé entre l’intention et la réalisation et ainsi rendre plus rapidement le parc immobilier vieillissant à l’épreuve du temps.

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