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Concrètement, comment le BIM va-t-il être déployé dans le secteur des infrastructures?

Rondetafel CoproEn fin de compte, le BIM n'apparaît  pas aussi facile à appliquer dans le secteur des infrastructures que dans celui de la construction. Néanmoins, sur bien des points il semble très prometteur. Comment les participants envisagent-ils l'avenir? De quelle manière le BIM sera-t-il concrètement déployé dans notre secteur?

Jan De Naeyer - 20 mars 2020

Dirk De Waele (Aquafin): “Nous n'en sommes en effet qu'aux prémisses. Même aujourd'hui, nous n'en connaissons pas encore toutes les possibilités. Il vient d'être suggéré que chacun devra fournir des informations. Et je partage cet avis. Jetez un coup d'œil aux fournisseurs de GPS les plus performants. Ce sont eux qui font savoir au public où ça coince sur nos routes. Les données ne doivent pas seulement être collectées, il faut arriver à les utiliser.”

Dirk Van Loo (COPRO): “Il ne fait aucun doute que le BIM finira par s'imposer. Il existe déjà un certain nombre de belles initiatives auxquelles participent diverses parties. Le BIM est un projet qui nous concerne tous. En même temps, je voudrais rappeler que rien ne sert de courir. Chaque chose en son temps, et surtout, nous devons mettre en place une collaboration étroite entre les différents acteurs.”

Tom Roelants (AWV): “Il n'est jamais trop tard pour se lancer dans la numérisation. L'AWV a fait un fameux bond en avant en deux ans et profite en partie des plâtres essuyés dans d'autres secteurs. Cela nous permettra d'arriver à un modèle intégré pour le secteur des infrastructures. C'est le défi qui nous attend, mais je crois que nous arriverons à convaincre l'ensemble du secteur.”

Pierre Gilles


“Grâce à InfraStructure, nous avons l'occasion de parler, mais cela n'existe pas de manière structurelle. Il serait donc nécessaire de mettre en place une plateforme d'échange.” - Pierre Gilles (SPW) 




Pierre Gilles (SPW): “Tout le monde progresse, mais je pense qu'il manque d'une plateforme commune pour poser nos questions et échanger nos connaissances. Grâce à InfraStructure, nous avons l'occasion de parler, mais cela n'existe pas de manière structurelle. Il serait donc nécessaire de mettre en place une plateforme d'échange, afin que nous avancions tous dans le même sens et que nous ne nous retrouvions pas avec dix systèmes ou méthodologies différents.”

Robby Cattoor (Infrabel): “Nous devons travailler à partir d'un cadre conceptuel commun afin que tout le monde puisse interprèter le BIM de la même manière.”

Annick De Swaef (CCR): “Je suis en tous les cas très optimiste et je pense que nous vivons dans une ambiance collaborative. C'est une nécessité absolue, car les défis ont atteint un niveau de complexité trop élevé. Nous n'avons tout simplement pas d'autre choix que de travailler ensemble. Heureusement, l'ancien modèle conflictuele n'est plus de mise. Le BIM est ce dont notre secteur a besoin. De nombreux professionnels attendent une plus grande collaboration. Pour moi, le moment est venu et le BIM en est le vecteur idéal.”

Autrement dit, le BIM est le moyen pour tous les acteurs de travailler ensemble à la construction d'un avenir prometteur et durable. C'est sur cette note positive que nous concluons cette table ronde. Merci à tous les participants pour leur précieuse contribution.

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