La meteo pluvieuse et le coronavirus ralentissent les activites dans la construction
Les pluies et les tempêtes de ces dernières semaines ont provoqué des retards sur les chantiers. Une enquête réalisée par Bouwunie montre que 95% des personnes interrogées souffrent de conditions climatiques défavorables. La moitié d'entre eux indiquent qu'ils ont subi plus de pertes climatiques au cours de cette période que les années précédentes.
"Le temps pluvieux a transformé de nombreux chantiers de construction en mares de boue. Cela rend parfois le travail impossible, mais l'efficacité diminue également. Les camions sont bloqués, les branchements et raccords de première nécessité ne peuvent pas être installés, les travaux de terrassement deviennent difficiles ... Cela entraîne des coûts supplémentaires et les chantiers sont retardés", déclare Jean-Pierre Waeytens, directeur général de Bouwunie.
Un tiers des entrepreneurs interrogés ont déclaré qu'ils s'attendaient à un retard de trois semaines ou plus, 70% d'entre eux s'attendent à un retard d'au moins deux semaines. Les prévisions météorologiques s'annoncent meilleures dans les prochaines semaines, ce qui devrait permettre de rattraper systématiquement le retard. Reste à voir ce qui sera possible sur le terrain, car il faut également prendre en compte les conséquences du coronavirus et des mesures gouvernementales prises à cet égard.
Jean-Pierre Waeytens: "Dans les semaines à venir, les entreprises de construction devront se passer de travailleurs parce qu'ils sont malades, parce qu'ils connaissent des personnes proches malades ou parce qu'ils sont incapables de travailler en raison des mesures imposées. Pour y faire face, le chômage temporaire dû à un cas de force majeure doit être interprété de manière plus large et plus souple qu'aujourd'hui. Cette mesure devrait également inclure les travailleurs qui restent à la maison pour s'occuper de leurs enfants. Nous évitons ainsi une pluie de certificats médicaux et le transfert des coûts des absences à l'employeur."