Collaborer plutôt qu'engager
Les indépendants de la construction n'engage que lorsqu'ils ont suffisamment de travail sur le long terme

En périodes difficiles, les indépendants de la construction préfèrent collaborer avec d'autres indépendants plutôt que d'engager des travailleurs. 3 indépendants sur 4 l'ont déjà fait par le passé, et dans 85% des cas, il s'agissait d'un collègue sans personnel. C'est ce qui ressort d'une enquête de Bouwunie. Le principal avantage d'une telle collaboration, c'est que l'on peut accepter de plus gros chantiers. La flexibilité que cela implique est intéressante: la collaboration se met facilement en place, et en cas de problème, la séparation est aussi simple. Mais cela a aussi plusieurs inconvénients. Il n'est pas simple d'accorder deux agendas ou de toujours partager le même avis. Le risque de perdre des clients au profit de vos collègues est également bien réel.
Dans la construction, on n'engage un premier travailleur que lorsqu'on a suffisamment de travail sur le long terme. Celui qui engage est donc plutôt content. Collaborer est toujours plus agréable que de travailler seul et la pression du travail diminue alors. Les clients sont servis plus vite, on travaille plus vite, on génère plus de chiffre et la croissance de l'entreprise s'accélère. 65% des indépendants ont déjà envisagé d'engager un collaborateur. 74% redoutent le coût que cela représente, en cas de pénurie de travail. Le labyrinthe administratif à travers, plus le fait de trouver le candidat adéquat et l'organisation du travail sont autant de freins à cette étape. Afin d'éliminer les doutes des indépendants qui ont besoin d'engager quelqu'un, le coût du personnel devrait être revu à la baisse, il faudrait des formules d'emploi plus flexibles, la loi sur le travail devrait être simplifiée et il faudrait davantage de candidats qualifiés.